• Le même que le mien...la mienne Nina !!

     

     


     

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  • A nouveau une interview chez Charlie Rose mais pas avec Charlie...avec le rédacteur en chef d'Entertainment Weekly (le Télérama américain)

     


     

           Ken Tucker : cette année il y a un taux de mortalité élevée : Palmer (ce qui permet à Dennis Haysbert d’aller sauver le monde sur une autre chaîne), Tony, Michelle, le très aimé Edgar, vous n’avez pas peur que ça déplaise au public ?

           Kiefer : la question s’est posée dès la 1° saison quand ma femme s’est fait tuer, l’excellente actrice Leslie Hope. Je me souviens d’avoir dit aux producteurs « vous faites une terrible erreur, le public ne va pas l’accepter » j’avais tort, vraiment. Un critique m’a dit « j’étais en colère mais c’était génial ». Cela m’a fait réfléchir à la série. Le public n’est pas stupide, il aime être surpris, 24 c’est les montagnes russes, les gens veulent être secoués, et les auteurs font un boulot fantastique.

    Pour Edgar, je n’oublierais jamais son regard, il se fait du souci pour Chloé, il commence à comprendre ce qui se passe bien après tout le monde, ce que nous ai arrivé à tous, mais quand l’évidence lui apparait enfin, mon Dieu, je n’ai jamais vu un acteur jouer ça si bien. J’étais sur le plateau lors de la prise, et j’ai dit à Jon Cassar « on est cuits, on va avoir de gros problèmes, parce qu’il m’a bouleversé alors penses un peu l’effet sur le public !! ». De toutes les morts de la saison c’est celle qui a entrainé le plus de réactions.

          KT : dans une autre série il aurait été un personnage secondaire comme Chloé

          K : oui c’est très flexible, tous les acteurs, connus ou non, de 24 sont excellents, mais pour Mary Lynn (Rayskub), son personnage n’était pas très important puis elle a commencé à le jouer d’une certaine façon : dans les moments les plus intenses elle jouait sur le ton de la comédie, je me suis dit « c’est quoi ça ? » mais les gens en sont tombé amoureux, et les auteurs l’ont suivi, c’était très audacieux.

          KT : vous jouez très subtilement cette relation Jack/Chloé, ça peut être un patron et son employée, quelque chose de romantique, mais on croit à cette dynamique de 2 personnes qui se font confiance

          K : la base de leur relation c’est la confiance, qui est un concept vague et énigmatique : l’apprécie-t-il ou pas ? pourquoi a-t-il tellement besoin d’elle ? y-a-t-il quelque chose de plus profond entre eux ? mais la réponse c’est qu’elle est la seule en qui il a confiance, cela dit ils sont très différents. Je me rappelle une scène dans la saison 4, l’ex-mari d’Audrey meurt par ma faute et la scène suivante je tape comme un fou sur un clavier et Chloé me dit «  si tu veux parler je suis là » je la regarde d’un drôle d’air, en fait ce sont 2 personnes qui en dehors de leur travail n’ont rien en commun.


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  • La 2° partie de l'interview chez Charlie Rose, très interessante sur les idées politiques de Kiefer...et personnellement j'aime bien quand il compare Jack Bauer...aux profs

     

     


     

         Charlie Rose : avez vous sur 24 des consultants pour vous aider sur certains sujets ?

    Kiefer : pas que je sache, peut-être que Jo (Surnow) Bob (Cochran) et Howard (Gordon) en parlent entre eux mais moi je ne sais pas. Il faut se souvenir que 24 a d’abord été créé sur l’idée du temps réel, donc il fallait trouver pourquoi les  personnages restent éveillés 24 heures, d’où l’idée de la CTU. La moitié de la saison 1 avait été tournée quand les évènements dramatiques du 11/09 sont arrivés et la série a pris alors une autre dimension, parce que désormais le terrorisme fait partie de nos vies. Nous n’avons jamais voulu suivre l’actualité, nous voulons seulement utiliser la situation pour accentuer les pensées et actions des personnages.

         CR : le succès d’une série vient de ses interprètes et auteurs mais surtout d’un personnage auquel le public puisse s’identifier, pourquoi  s’indentifie-t-on à Jack Bauer  ?

    K : il paie le prix, il perd, il sauve le président, sa fille mais il perd sa femme, c’est un personnage très contrasté : il a d’énormes responsabilités, le monde entier sur ses épaules mais il ne peut pas contrôler son ado de fille. Je comprends ça : je sors du plateau où on m’a complimenté pour mon interprétation et j’arrive chez moi et je ne comprend rien à ma fille « qu’est ce qui ne va pas, expliques moi encore » les gens peuvent s’identifier, il n’est pas parfait, il n’est pas politiquement correct, il est comme tout le monde.

         CR : justement il y a ce problème de la torture

    K : pour moi c’est mal, quelqu’un m’a explique à propos d’Abu Ghraib que si on veut combattre le terrorisme il faut agir comme ça. Je pense que c’est faux, il faut apprendre aux gens que la démocratie est le meilleur système. C’est mon opinion personnelle mais dans la série je comprends la réaction viscérale de JB, j’ai eu cette réaction après le 11/09, je voulais attraper le responsable, c’est naturel, mais il faut se poser et essayer de comprendre pourquoi tout cela est arrivé. JB lui régit à chaud et émotionnellement.

         CR : Y a-t-il une ambiguïté dans ce que fait Jack Bauer, comme le personnage du film Munich ?

    Kiefer : tout à fait. Il réagit de façon violente, mais ma scène préférée dans toutes les saisons c’est quand il se met à pleurer dans sa voiture (saison 3). C’est la fin de sa journée, et il ressent le poids de ses responsabilités, de tout ce qu’il a dû faire et ça le gène. Les moyens qu’il doit employer pour obtenir des infos en peu de temps pour sauver des vies, ça le déchire.

    C’est ce qui arrive aussi aux policiers dans les coins les plus durs, ils voient le pire de la nature humaine, après un moment ça ruine leur vie. Les profs dans certaines écoles aussi. Ils ont de grands espoirs mais ils finissent par être aigris ou en colère. Jack est comme ça et il lutte contre ça, il a un problème avec ce qu’il fait, c’est pour cela aussi que les gens l’aiment.  

         CR : parce qu’on sent ce débat interne ?

    K : tout à fait

         CR : y a –t-il des éléments au cours des saisons qui vous aident à mieux jouer JB ?

    K : Tout à fait, j’ai tellement aimé faire la saison 1 que je ne voulais pas perdre mon job ! d’un film à un autre on fait des choix différents, je joue JB puis un homme mourrant du sida, c’est très différent. Mais dans 24 on ne peut pas faire de grands changement parce que c’est le même personnage, il faut que je fasse 15, 20 petits choix pour montrer l’impact de la saison précédente. Ca m’a beaucoup appris. Et puis ce n’est ce qu’il dit qui compte, mais son énergie. Je fais toujours la même blague, un type normal dit « donnez moi un verre d’eau » Jack « donnez moi un verre d’eau » (à toute vitesse) je dois croire à cette énergie pour que le public le croit aussi. je n’avais jamais fait ça avant.

         CR : JB pourrait-il devenir un héros de film comme James Bond ?

    K : on en a parlé, j ‘aimerais bien le faire

         CR c’est vous qui avait défini le personnage

    K : vous croyez ? mais pour faire un film tout le monde doit être d’accord

         CR : vous avez dit que la saison 5 ressemblait à la 1° saison, pourquoi ?

    K : la saison 1 c’était plus du thriller que de l’action, la saison 5 veut revenir à ça, mais c’est très dur pour les auteurs.

     

     

     


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  • Interview donnée au "Gardian" un journal de gauche britannique où on voit l'impact politique qu'a eu 24h chrono mais aussi les convictions et l'intelligence de Kiefer...long, mais pour les fans de Kiefer c'est très interessant, et traduit par votre blog préféré!

     

    Article in English: link

     

    Assis dans le hall après l'interview, je vois un homme s'arrêter sur son chemin. « Merci » il me dit « ravi de vous avoir rencontré » Je me demande de quoi cet étranger parle. Puis je me rends compte qu’il s'agit de Kiefer Sutherland qui, dans la vie a l’air si banal, si différent d'une star de cinéma, qu'il est possible de ne pas le reconnaître même après avoir passé une heure avec lui.

    Ce doit être dû à ses talents d'acteur, parce que le visage de l'agent spécial Jack Bauer est reconnaissable par des millions de fans de 24h chrono partout dans le monde. Comme James Bond ou Jason Bourne, Bauer est devenu moins un rôle qu'un phénomène mondial, sa popularité aussi inépuisable que sa capacité à sauver l'Amérique de complots terroristes de plus en plus audacieux. La série est diffusée sur 236 chaînes pour 100 millions de téléspectateurs à travers le monde. Sutherland a remporté une nomination aux Emmy pour chaque saison, et il est l'acteur de télévision le mieux payé au monde.

    24 a été mis au point un an avant 9/11, mais la prescience troublante de ses intrigues a prédit la guerre contre le terrorisme. «par n’importe quel moyen» est la devise de Bauer - et sur 24 les moyens sont très violents, illégaux et impliquent souvent la torture. Que tant de fans soient amoureux d’un homme qui torture est troublant- mais pas aussi troublant que la question qui a empoisonné les créateurs  de 24 et Sutherland. Admire-t-on Bauer parce qu’il fourni une distraction, ou a-t-il un impact sur l'opinion publique et la stratégie militaire dans le monde réel?
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     «ce que fait Jack Bauer c’est dans le cadre d'une série TV» dit Sutherland, très lentement de sa voix granuleuse de gros fumeur. Il a l'air léger, un peu fatigué, mais son engagement est direct.«Je dois toujours rappeler aux gens que nous faisons une série TV. Nous utilisons certains procédés dramatiques. Et c'est bien. Et j'aime le côté dramatique! En tant qu'acteur, c’est génial, de pointer un pistolet sur le genou d'un gars et de dire, «parle» Oh, vous vous sentez tellement incroyable après cela!

    « Mais je sais que ce n'est pas réel. L’autre acteur sait que ce n'est pas vrai. Et jusqu'à il y a un an, tout le monde savait que ce n'était pas vrai »

    En 2007, on a appris qu'une délégation de West Point a visité le plateau de 24 pour dire aux producteurs que leur représentation de la torture affectait sérieusement la formation militaire. Les cadets aiment 24, a expliqué un général. Un ancien interrogateur de l'armée américaine leur a dit qu'il avait vu des soldats en Irak regarder les épisodes, puis tenter de faire pareil...des responsables militaires citent 24 comme une source d'inspiration « Bauer, a admis un agent, a donné aux gens un tas d'idées ».

     

    Sutherland est un démocrate et il dit qu'il espère que les techniques d'interrogation de Bauer «seront un jour de la fiction au lieu d’être le miroir de ce qui se passe à travers le monde». L’authenticité, cependant, a toujours joué un rôle central dans 24. Juste une semaine avant que le président Obama annonce qu'il allait fermer Guantánamo, la dernière saison a débuté par le démantèlement de la CTU, et l'inculpation de Bauer pour torture. « Le monde change», sourit Sutherland, «et la saison 7 traite de cela : Jack Bauer est obsolète dans un monde qui change »

    Mais la vie imite l'art, Quand je dis cela à Sutherland, le sourire disparaît et il semble ennuyé. « Tout d'abord, je vais juste vous dire d'emblée, le problème n'est pas 24. Tenter de corréler ce qui se passe dans une série TV à ce que font les militaires dans le monde réel, c'est ridicule"

    Ne croit –il pas les rapports sur l'influence de 24? « je n'ai pas lu tous ces rapports. Mais si c’est qui se passe réellement, alors il y a un énorme problème dans l'armée américaine. Si l’éthique de l'armée, de sa formation, est influencée par une heure de télévision hebdomadaire c’est que nous avons vraiment un gros problème » sa voix devient lourde de mépris. « Si vous ne pouvez pas faire la différence entre la réalité et ce qui se passe dans une série TV, et qu’elle vous influence dans la façon de faire votre travail dans le monde réel, c'est un gros, gros problème »

    Bien que producteur exécutif, Sutherland n'a pas assisté à la réunion avec la délégation de West Point, mais les généraux ont dit qu’ils lui avait parlé parler après, et qu'il avait admis que les conséquences imprévues de 24 l'inquiétaient. « ce sont des conneries», insiste Sutherland. « J'ai refusé de les rencontrer parce que c’était une grossière manipulation. Alors que le pays tout entier observe le comportement de l'armée américaine dans des endroits comme Abu Ghraib, j'ai trouvé que tout cela c’était pour faire diversion, et je n'allais pas être impliqué dans ça »

    Si l'armée américaine utilise Bauer comme une excuse pour ses abus, l'indignation de Sutherland est compréhensible. Mais si, je lui demande, 24 a une l'influence prouvée, n’y aurait-il pas une obligation à modifier la représentation de la torture?

    «Non» dit-il catégoriquement. «la Fox et Sky TV ne sont pas responsable de la formation de l'armée américaine. Ce n'est pas notre travail. Pour moi, c’est aussi absurde que de dire que The Sopranos et HBO soutiennent la mafia. Ou que, Sex and the City dit que «tout le monde doit coucher avec tout le monde ». Il semble de plus en plus exaspéré. «Je n'ai jamais vu quelqu'un - et je ne crois pas qu’un citoyen moyen aux États-Unis ou n'importe où ailleurs après avoir regardé 24 soit frappé par une envie irrépressible de torturer quelqu'un . C'est ridicule »

    «Bon alors vous comprenez ce que je veux dire ?»

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    En fait, je pense qu'il triche un peu. Sutherland est trop intelligent pour ne pas savoir que l'influence de la télévision est plus subtile. Le créateur de 24, Joel Surnow, qui se décrit comme un «fanatique de droite» a dit : «L'Amérique veut que la guerre contre le terrorisme soit menée par Jack Bauer. C’est un patriote. " Un producteurs de la Fox a dit candidement, «Il y a certainement une opinion politique dans 24, qui est que les mesures extrêmes sont parfois nécessaires pour le plus grand bien. Les idées politique de Joël imprègnent toute la série." Le message essentiel de 24 n'est pas juste que la torture peut être moralement justifiable, mais, plus important encore, qu’elle fonctionne. Et en l'absence,dans la culture populaire américaine, d'autres sources d'information plus précises, il n'est guère surprenant que le public de 24 le croit.

    Sutherland invoque à plusieurs reprises l'expression «dans le contexte d'une série", et souligne, "il s'agit d'un drame", mais il y a des moments où il y a confusion entre réalité et TV. "Jack Bauer", affirme-t-il  "est pour moi un personnage apolitique." Vraiment? « Eh bien, pouvez-vous me dire si Jack Bauer est un démocrate ou un républicain? Je dirais qu'il est clairement un républicain. » «Absolument pas!" répond Sutherland vivement.." Pourquoi?  "Parce que je ne suis pas un républicain, et j'ai créé le personnage." Si Bauer est censé être un personnage de fiction, alors les opinions politiques personnelles de Sutherland sont hors sujet ! J'ai l'impression que Kiefer utilise pour défendre 24 la version intellectuelle de "par tous les moyens".

    Mais quand il parle de son personnage avec une tendre affection, en citant même Tchekhov, je me demande si je n’ai pas oublié que Sutherland n'est pas un officiel du Pentagone, ou un politicien, mais un acteur. Il n'a rien à voir avec l'écriture de 24, et pour une star d'Hollywood sa patience face à ces accusations qu'il considère comme absurde, est remarquable. Il a des qualités inhabituelles d’humilité et sa loyauté est compréhensible. Car Sutherland doit presque tout ce qu'il a aujourd'hui à Jack Bauer.

    Lorsque 24 a été diffusé en 2001, Sutherland était un nom oublié, dont la renommée s’était érodée depuis les années 80 dans les tabloïds et le choix de films nuls. Son mariage avec Julia Roberts, sa co-star dans L’expérience Interdite , a été annulée à la dernière minute en 1991 quand elle s'enfuit avec son meilleur ami. Sutherland a accumulé une série de flops, une réputation de séducteur, une faiblesse pour une vie agitée, et 140 points de suture dus à des rixes dans les bars. En 1994, il quitte Hollywood, pour vivre dans un ranch californien et participe à des rodéos.http://i679.photobucket.com/albums/vv159/aspasie79/139888lasso.jpg

    "Avec tous les échecs que j’ai connus, je pense que ce qui m'a sauvé c’est le rodéo, parce j'ai réalisé que si je faisais encore quelque chose de mauvais- et on ne me proposait que des choses que je n’aimais pas - eh bien, si je devais continuer ça... " Il laisse la phrase tomber.

    Sutherland aime à dire qu'il a vécu sa vie à reculons, et il y a une certaine vérité, dans sa jeunesse il a été précocement responsable. Il est né en 1966 à Londres, le fils de Donald Sutherland et de Shirley Douglas acteurs canadiens, mais ses parents ont divorcé quand il avait quatre ans et il a grandi à Toronto avec sa mère. A 15 ans il a quitté la maison pour jouer dans The Bay Boy, qui lui a valu une nomination pour l'équivalent canadien d'un Oscar, et il a fait Stand By Me, The Lost Boys et Young Guns à l'âge de 21 ans. A cette époque, il était déjà marié avec une fille, Sarah Jude, nommée d'après son ami Sarah Jessica Parker.

    Le mariage ne dura pas, pas plus que son deuxième en 1996 avec un modèle canadien. En 2000, il quitte son ranch pour Hollywood tourner un pilote d’une nouvelle série dont il doute qu’elle marchera. "J'ai adoré 24, mais je ne pensais pas que quelqu'un d'autre aimerait »


    Propulsé  par 24 dans la stratosphère d’Hollywood, je me demande si le plaisir aujourd'hui d’être traité comme une super star est accentué ou inhibé par sa traversée du désert. «Je dois dire," dit-t-il en souriant, «ça le renforce. Je ne suis pas sûr de savoir ce qu’est une super star, mais je vois la différence entre ce qu’on me propose maintenant et ce qu’on me proposait il ya 10 ans. " La mémoire des appels sans réponses? Il sourit doucement, en secouant la tête. "Non, je n’ai aucun ressentiment. Juste un soulagement absolu et un remerciement pour cette chance »


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    Sutherland a réalisé plus d'une douzaine de films depuis le début 24, mais il faut dire que ses choix  ne se sont guère améliorés, un seul - Phone Booth - a retenu l'attention de la critique. Il vit seul à Los Angeles avec une collection de guitares vintage, travaillant 14 heures par jour sur 10 mois, et s’est calmé depuis une condamnation pour conduite en état d’ivresse qui lui a valu un séjour en prison. Il était déjà en probation pour une même condamnation antérieure et ne veut pas parler des 48 jours qu'il a passés en prison. Mais quand je lui demande s'il pense si le fait d’être acteur attire les conduites auto-destructrices ou les créé, il n'hésite pas à répondre.

    "Je pense que ça attire certaines personnes, Richard Burton, Peter O'Toole, Richard Harris étaient des héros pour moi..acteurs extraordinaires, et personnages extraordinaires, ils repoussaient les limites de leurs propres vies. Ils étaient tout simplement géniaux, j'ai adoré leurs histoires. Mais il y a aussi un équilibre. Jimmy Stewart est l'un de mes acteurs préférés, Tom Hanks est un de mes acteurs préférés. »Il fait une pause pendant une seconde. Puis il ajoute, avec une désarmante honnêteté, "Mais je pense que Colin Farrell est drôle, vous voyez?"

    Si la vie de Sutherland est plus calme, Bauer aussi est en train de changer. Bien que Sutherland ressente la controverse entourant son personnage, il semble heureux - peut-être même soulagé - de voir la dernière saison (la 7) y répondre.

    "Jack Bauer est dans un moment de questionnement terrible à propos de toutes les choses qu'il a fait. Et le débat se poursuit sur les 24 épisodes, jusqu'à ce que Jack Bauer trouve une réponse pour lui-même: «Je suis le gars qui va employer tous les moyens pour sauver ces 45 personnes sur le bus, mais au fond, je sais aussi qu’il faut respecter les lois, que c’est plus importante que les 45 personnes sur le bus. Mais je ne peux pas le faire, je ne suis pas un gars à faire ça. " "Il est dans un terrible dilemme moral sur les choses qu'il a faites. Et je le trouve bouleversant. "

    Je lui demande «A-t-il jamais pensé que ce que fait Bauer est bien ?» Sutherland me regarde, étonné
    «Jamais !"dit- t-il. "Vous plaisantez? Non! Absolument pas, Mon Dieu non. Je suis très clair à ce sujet." Il rit. "Mon Dieu. non."


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  • La Fox fête ses 25 ans avec tout ceux qui ont fait son succès et donc 24 heures chrono et Jack Bauer.

     

     


     

    Le présentateur: en 25 ans de séries dramatiques, parmi tous les personnages, il en est un qui a toujours été le plus cool, il a sauvé le monde semaine après semaine avec juste son téléphone portable et son courage, et cela dans un format qui n’avait jamais été tenté avant : le temps réel, Kiefer Sutherland est l’agent fédéral Jack Bauer.

     

    Kiefer : Jack Bauer est le personnage qui a changé ma vie, je n’avais jamais fait de TV avant, quand j’ai tourné le pilote, tout le monde m’a dit qu’il y avait peu de chance que la série soit retenue, donc je ne me suis pas rendu compte de l’importance que ce personnage allait prendre dans ma vie.

    JB est le type le plus honorable que je connaisse, il a une grande morale et de nombreux dons, donc c’était génial à jouer. Mais ce que j’ai préféré, et ce que 24 m’a appris, c’est qu’entre la saison 1 et la saison 8, JB est très différent, et c’était très excitant, en tant qu’acteur, de jouer tous ces petits changements, ça a été un honneur.

     

    Suivent les extraits célèbres de 24..ha nostalgie…

     


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